mardi 15 mai 2012

"Une pièce montée" ou "4 mariages pour une lune de miel", l'apparence avant tout!


Une pièce montée de Blandine Le Callet décrit un mariage bourgeois en nous proposant, à chaque chapitre, le ressenti d’un nouveau personnage lors de la cérémonie ou de la soirée. On voyage ainsi des sentiments éprouvés par une petite demoiselle d’honneur qui se rend compte de la méchanceté des adultes et décide de ne plus leur obéir à ceux de la mariée un peu trop exigeante qui découvre le soir de son mariage un important secret de famille, en passant par le curé qui a célébré la cérémonie, des membres de la famille proche ou plus éloignée, un ami de la mariée qui se prend pour un Don Juan et bien sûr le marié !

Ce défilé de personnages apporte un côté humoristique à ce livre et permet de faire des liens entre chaque récit en notant les différences et les ressemblances des ressentis chez chaque personnage au même instant. En plus d’être drôle, Une pièce montée peut aussi se montrer très touchant et émouvant par moments.
Bref, un mélange d’émotions très agréable à lire !



J’ai A-DO-RÉ ce livre ! J’ai lu ce livre d’une traite sans plus pouvoir m’arrêter !

Je l’ai tout d’abord trouvé très amusant. Certains passages m’ont fait beaucoup rire. Je parle, entre autres, de l’épisode ou Marie, pour choisir son chapeau, va se placer au milieu du magasin, tourne sur elle-même en fermant les yeux, s’arrête le doigt pointé dans une direction, se rend à cet endroit sans lever les yeux et les lève enfin pour découvrir quel chapeau elle portera au mariage de sa sœur !

De plus, je pense que, étant donné la diversité des personnages, il est impossible de ne pas s’identifier à l’un d’entre eux ! Je me suis, pour ma part, identifiée à des facettes de la personnalité de plusieurs personnages! Je me suis tout d’abord identifier à la petite Pauline qui a compris que ses tantes voulaient exclure Lucie du cortège et des photos et qui a été très déçue et triste de ce comportement. Ensuite à Marie qui, comme moi, n’a pas le don d’assembler ses vêtements. Mais aussi à Bérengère car, comme elle mais aussi comme beaucoup d’autres jeunes filles, je rêve d’un mariage de princesse et, comme elle, je ferai de mon mieux pour qu’il soit réussi (sans bien sûr aller jusqu’à exclure les personnes moins agréables à regarder de mes photos de mariage !).

Il faut dire aussi que le thème m’a beaucoup plu ! J’adore les mariages et j’aime surtout assisté à ceux de mes proches. J’en garde toujours de très bons souvenirs ! Ce thème était d’autant plus intéressant que le mariage semble de moins en moins indispensable. Mes parents étant assez traditionnels, j’ai été élevée dans un milieu où le mariage est important et je ne m’imagine pas avoir un jour un enfant avec un homme qui ne serait pas mon mari. Cependant, de moins en moins de gens pensent de cette manière. Pour eux, le mariage ne représente qu’un morceau de papier qui officialise la relation mais qui, concrètement, n’y apporte pas grand-chose de plus et ne veut en aucun cas dire que les personnes s’aiment plus qu’avant. Et, objectivement, ce que prétendent ces personnes n’est pas réellement faux… Ca ne m’empêche pas de rêver de mon futur mariage en respectant tout à fait leur point de vue.

Enfin, ce qui est, je pense, le point le plus important de cet avis, ce livre est une satire qui dénonce la superficialité des bourgeois et de ce type de mariage. Bien que Blandine Le Callet ait caricaturé ses personnages de façon assez drôle et assez bien faite surtout, elle n’a pas su changer l’opinion que j’ai de ces mariages… Il est évident que je ne marierai jamais uniquement pour avoir de belles photos, le plus important pour moi reste tout de même les sentiments entre les mariés et l’engagement que le mariage représente. Cependant, je ne suis pas choquée par le fait que la mariée fasse de son mieux (même si elle en fait parfois trop) pour que son mariage soit parfait. Je dois bien avouer que si, quand le moment sera venu, j’ai les moyens de me le permettre, j’essayerai d’organiser un magnifique mariage dans un magnifique endroit avec une magnifique robe. Je conçois que cela puisse paraitre un peu superficiel mais je trouve important de garder un beau souvenir de cette journée et si on en a les moyens, autant se les offrir ces belles photos ! C’est pour cette raison que l’auteure a caricaturé ses personnages, je pense que si elle n’avait pas poussé le vice chez Bérengère au point d’exclure la petite trisomique du cortège et des photos, son livre n’aurait pas fait le même effet et n’aurait peut-être même pas choqué ! Si l’on exclut ces quelques comportements particulièrement mauvais et méchants, la mariée aurait certainement paru banale, il y a tellement de femmes qui s’impliquent à ce point dans l’organisation de leur mariage sans pour autant être de milieux particulièrement favorisés ni superficielles ou méchantes.

J’ai donc beaucoup aimé ce livre mais la satire que l’auteure y fait ne m’a réellement convaincue…

« Dans le livre posé sur la table de nuit, elle a lu une légende étrange : à l’origine, les êtres humains étaient doubles. Deux corps soudés dans une parfaite harmonie. Mais les dieux les ont un jour séparés. Depuis, chaque être passe sa vie à la recherche de son double exact, sa moitié perdue, et lorsqu’il la retrouve, ils s’unissent d’un amour parfait et inaltérable. Mais la plupart des êtres humains errent par toute la terre sans jamais découvrir la moitié dont ils ont été séparés. Ou alors, ils se trompent en croyant la trouver, et l’on voit se former des attelages bancals et douloureux. »

4 mariages pour 1 lune de miel ou comment exposer son mariage aux yeux de toute la France (et de la Belgique) en espérant qu’il soit le plus beau et le plus réussi pour gagner la lune de miel !
En lisant Une pièce montée, j’ai beaucoup pensé à cette émission, qui passe quotidiennement sur TF1, dans laquelle les mariées, tout comme Bérengère, semblent donner plus d’importance à la beauté de la cérémonie et à la réussite de la fête qu’aux sentiments et qu’à l’engagement que le mariage représente. Le plus important est d’avoir organisé le plus beau mariage et d’avoir obtenu la meilleure moyenne des notes que les autres participantes attribuent au lieu de fête, au repas, à l’ambiance de la journée et enfin à la beauté de la robe.
Je reconnais (un peu honteusement d’ailleurs) regarder cette émission de temps en temps, j’aime assez bien découvrir les visions que d’autres personnes peuvent avoir du mariage puis j’aime surtout voir les participantes « gâcher » le mariage des autres en leur attribuant des notes très basses et en critiquant les moindres détails de la soirée. Je ne suis pas sadique mais je pense simplement qu’elles y participent en toute connaissance de cause et je ne comprends pas qu’on laisse trois étrangères critiquer tout le déroulement de son mariage pour gagner une émission.
Cette émission ne me dérange pas en soi, d’autant plus que je la regarde, mais je ne conçois pas qu’on puisse y participer. Les mariages coûtent parfois extrêmement cher parce que les participantes font leur maximum pour gagner la lune de miel alors que, si la lune de miel est si importante pour elles, elles pourraient se fixer un budget un peu plus restreint et garder de l’argent pour partir en voyage. Je ne trouve pas qu’une lune de miel valle la peine de garder un mauvais souvenir de son mariage dû à toutes les critiques émises durant la soirée par les autres participantes. D’autant plus que la gagnante sera toujours la plus « méchante » et n’aura peut-être pas nécessairement organisé le plus beau mariage.
Je ne sais pas si vous trouverez mon lien très pertinent mais le livre comme l’émission mettent en évidence la superficialité de certaines personnes pour qui le paraître est bien plus important que les sentiments et l’engagement, le but étant, dans les deux cas, de réaliser LE PLUS BEAU MARIAGE qu’il soit !

"Dans un ami, il y a la moitié d'un traitre" [Rivarol]

Le doigt tendu est un livre que j’ai particulièrement aimé, je l’ai trouvé très agréable à lire et très prenant.

L’extrait que j’ai choisi pour cet exercice est la préface du livre. Je sais que Claude Raucy n’en est pas l’auteur mais j’ai choisi cet extrait parce que je pense que si j’ai tant aimé ce livre, s’il m’a tant captivée, la préface y est pour beaucoup. Elle introduit magnifiquement le sujet, fait en sorte que chaque lecteur se sente concerné et accentue l’importance du message véhiculé par l’histoire qui  suit. Comme nous l’avons fait remarquer en classe, grâce au tutoiement employé, à la façon naturelle de parler de France Bastia et à ses digressions dans cette préface, qui semble dès lors oralisée, le message transmis parait plus direct et a plus d’impact sur le ressenti du lecteur. 

Si la préface m’a touchée dans son intégralité, il y a deux petits passages qui m’ont particulièrement marquée.

Voici le premier :

« Parce que des gens racistes avaient décidé que d’autres gens différents d’eux n’avaient pas le droit d’exister. Tout simplement. Ils auraient pu tout aussi bien décider que devaient mourir tous les gens à cheveux roux, tous les gens nés en avril, tous ceux qui dépassaient 1m50 ou 80kg, ou tous les gens qui s’appelaient Pedro, ou Duong ou Abdel ou Mamadou, bref n’importe qui comme toi ou moi, ou Claude Raucy, l’auteur de ce livre. »

Si j’ai décidé de mettre ce passage en évidence c’est parce que je le trouve très parlant pour les jeunes, l’auteure explique à l’aide d’exemples le caractère arbitraire de ce génocide. Ces exemples sont significatifs et permettent aux lecteurs de se rendre compte qu’ils auraient très bien pu, eux aussi, être victimes d’un tel massacre si les critères avaient été différents et qu’ils avaient vécu à la mauvaise époque. En s’imaginant que nous aurions pu être nous-mêmes victimes, les faits nous touchent obligatoirement encore plus. J’ai trouvé que c’était un très bon moyen d’atteindre le jeune lecteur.

Je vais maintenant lire et expliquer le deuxième :

« Parce que le racisme, vois-tu, c’est la pire araignée qui soit et il faut le savoir, car elle est toujours tapie quelque part, et même en soi quelquefois. Et il faut la détecter à temps et s’en défendre et la combattre pour enfin réussir à lui écraser définitivement la tête dans le siècle qui vient. Ton siècle à toi. »

Ce que j’aime dans ce passage c’est que l’auteure ne blâme pas ceux qui ont une part de racisme en eux, elle admet en quelque sorte que tout le monde puisse l’être un peu mais elle insiste sur le fait qu’il faut en être conscient pour pouvoir le combattre car c’est mal. Je pense qu’un message de ce type a beaucoup plus d’influence sur les personnes racistes, du moins lorsqu’elles sont jeunes, car on ne s’attaque pas directement à elles, au contraire, on leur explique simplement qu’il faut le combattre car, comme l’a démontré l’Histoire, il peut avoir de très graves conséquences.

samedi 28 janvier 2012

Aldous Huxley ou mon pire cauchemar...


Ayant dû lire ce livre en quatrième secondaire, je suis trèèès réticente quant à remettre cette (mauvaise) expérience! Je me rappelle d'éprouvettes, de différentes "races" de personnes portant chacune le nom d'une lettre grecque, d'une histoire quasi inexistante et d'une sensation de lecture interminable!
C'est pourquoi, je ne me suis jamais trouvé autant de choses à faire qu'en ce moment pour retarder au maximum cet horrible renouvellement d'expérience qui m'attend!

Je vous tiendrai au courant de mes impressions au fur et à mesure que j'avancerai dans ce livre pour autant qu'un jour j'aie le courage de le recommencer!

jeudi 19 janvier 2012

La machine à explorer le temps de G. H. Wells


Dommage qu'il ne soit pas allé plus loin dans l'imagination, je trouve l'an 802 701 encore trop proche du monde d'aujourd'hui! Mais après Dorian Gray, ça fait plaisir une histoire qui bouge un peu plus! Puis, dans ce cas-ci, la fin ouverte m'a beaucoup plu (contrairement à la fin de l'Enfant Océan), une petite surprise quoi...
Je le conseille surtout aux ados même si quelques parties qui font référence à la sociologie et à la physique sont un peu compliquées.

Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde.

Je ne sais pas ce que vous en avez pensé (à part Laura... Ahah!) mais moi j'ai détesté lire ce roman. Bien que la morale de l'histoire, qui lie l'apparence physique aux actes que l'on commet et à la personnalité, et le vieillissement du portrait à la place de la personne étaient bien trouvés, cette histoire m'a paru beaucouuuuuup trop longue et beaucoup trop prévisible! Un peu déçue quoi... Je dois bien dire que je me suis complètement ennuyée durant les quelques jours que j'ai passés à lire ce roman! Et puis, ayant lu plusieurs histoires de "dandy" l'année passée, je commence à en avoir marre voire carrément à les détester, leur arrogance m'exaspère... Pas de chance donc quand le personnage principal de l'histoire en est un!

mercredi 18 janvier 2012

L'Affaire Jennifer Jones d'Anne Cassidy.

C'est avec joie que je vous annonce que j'ai réellement ADORE ce livre!
Et ce pour plusieurs raisons...


Tout d'abord, parce qu'après les romans de Mourlevat destinés à un public plus jeune, un livre destiné à des jeunes un peu plus âgés était le bienvenu!

Ensuite, le début de l'histoire qui laissait sous-entendre un lien entre Jennifer Jones et Alice Tully mais qui ne l'explicitait pas clairement m'a beaucoup plu et m'a fait adhérer à l'histoire. Je n'ai, dès ce moment, plus lâché le livre! Et comme j'ai bien fait! La part de mystère qu'il cachait (notamment dévoiler le déroulement du crime au compte-gouttes et ne l'expliquer entièrement qu'à la fin) a attisé ma curiosité, c'est la raison pour laquelle j'ai dévoré ce livre d'une seule traite!

J'ai aussi beaucoup aimé les petites histoires d'adolescente d'Alice (par exemple, sa relation avec Frankie). Etant moi-même une "teen", j'adore ce genre d'histoires!! Et j'avoue d'ailleurs avoir été très triste qu'ils se quittent, moi qui adore les histoires à l'eau de rose, je préfère quand elles se terminent bien!! C'est le seul petit bémol que j'ai trouvé dans ce livre mais il était évidemment indispensable vu l'histoire... Malheureusement pour moi, tout ne peut pas toujours se passer comme je l'aimerais!



Mais ce qui m'a le plus plu est évidemment le côté psychologique de cette histoire! Tuer un enfant est la pire chose que l'on puisse faire au monde, nous n'avons d'ailleurs aucun mal à qualifier de monstres les gens qui agissent de cette façon. Et pourtant... Quand il s'agit là d'une petite fille elle-même, que penser? Quelle sensation bizarre que de se retrouver "de son côté" et d'espérer que les gens l'oublient et qu'elle puisse se réinsérer normalement dans la société... C'est ce que j'ai adoré dans ce livre, me retrouver "de l'autre côté". Malgré cet horrible crime, nous n'avons d'autre moyen que de nous attacher à cette petite. En effet, son enfance instable, sa relation avec une mère égoïste, les responsabilités qu'elle a dû prendre bien trop tôt, la honte d'une mère prostituée et tous les malheurs qu'elle a pu vivre nous touchent forcément et nous forcent à comprendre et à accepter ce qu'elle a fait alors qu'en temps normal, nous le trouverions inacceptable!


Je recommande vraiment ce livre et le ferai inévitablement lire à mes élèves plus tard (à condition qu'ils ne soient pas trop jeunes quand même étant donné certains thèmes abordés).

La rivière à l'envers de Jean-Claude Mourlevat.

Des trois livres de Mourlevat que nous avons lus, celui-ci est DE LOIN celui que j'ai préféré!!!
Bien que j'aie trouvé l'histoire fort niaise, j'ai adoré les images qu'elle a su me faire parvenir!

Alors que l'imagination débordante de Jean-Claude Mourlevat m'avait agacée dans La ballade de Cornebique, elle m'a permis, dans La rivière à l'envers, d'adhérer complètement au roman! Je me suis demandé où l'auteur avait pu aller chercher toutes ses idées... Elles m'ont toutes plus surprise les unes que les autres et je les ai toutes trouvées excellentes! Je ne sais pas si c'est lui qui a inventé le concept de "la forêt de l'oubli" ou s'il était déjà présent dans d'autres romans auparavant mais je l'ai adoré... Drôle de sensation en lisant la traversée de cette forêt... J'ai bien peur que, comme les enfants aux quels cette histoire est destinée, j'y croyais moi aussi! C'est le moment de l'histoire que j'ai préféré avec bien sûr le passages des parfumeurs... Ou plus précisément la manière qu'ils ont de réveiller les êtres qu'ils retrouvent profondément endormis à cause de l'odeur des fleurs! Passer des jours, des mois voire des années à leur lire des histoires pour trouver les "mots qui réveillent" était, je pense, la plus belle des façons de réveiller ses personnages!

Bref, je suis contente d'avoir lu ce roman après les deux autres car il a été, pour moi, beaucoup plus marquant et je n'ai pas eu l'occasion d'être "déçue" de cet auteur.